A propos
Voila toute la Smalah qui débarque … en général ce n’est jamais bon signe… On s’attend, alors à être envahi d’énergumènes en tout genre, souvent de la même famille, et qui se déplacent toujours en groupe.
Mais ce serait oublier le sens premier de la Smalah, et pour le retrouver il faut voyager dans l’Histoire et s’arrêter en 1840 dans les provinces algériennes. A cette époque l’Emir Abdel Kader, inquiet de voir l’armée française envahir son pays, mit au point, à l’aide de ses meilleurs architectes et mathématiciens, une ville entièrement nomade, la Smalah.
Bien qu’itinérante, cette ville de plus de 30 000 habitants était capable de s’installer en une journée. Chacun connaissant sa place par rapport au centre de la cité et en fonction des points cardinaux. Elle se construisait ainsi à partir de différentes formes géométriques, correspondant aux différents quartiers : militaires, commerciaux, résidentiels, ou culturels, car la place des arts était très importante dans cette cité, la lutte passant aussi par la diffusion de la connaissance, des sciences et de la culture.
C’est cette utopie nomade qui nous a particulièrement attiré dans le choix de ce nom pour notre association, réunir des artistes aux origines, aux parcours différents mais soudés par une même volonté de poursuivre le voyage, par le besoin de faire des rencontres et de créer à partir de ces différences.
Les Objectifs
Notre chance aujourd’hui est de bien connaître la région de Iasi, certains membres de notre association y ont habité, travaillant au Centre Culturel Français, d’autres en sont même originaires. Grâce à cette connaissance des gens, de lieux et des besoins, nous avons réunis un collectif d’artistes franco-roumains afin de provoquer des rencontres, de construire des ponts, entre ces deux villes déjà très liées que sont Iasi et Nancy.
Nous savons, pour y avoir participé il y a quelques années, que des ateliers de cirque ont déjà été mis en place avec succès dans les villages aux alentours de Iasi, c’est pourquoi notre volonté est aujourd’hui différente. Andreea Vizitiu, membre de notre association, et à l’initiative de ce projet, a étudié pendant 4 ans le théâtre à l’Académie d’art George Enescu de Iasi. C’est en arrivant en France qu’elle s’est aperçue des différences dans l’approche de l’enseignement des arts vivants entre les deux pays. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est de confronter ces deux visions afin que chacun puisse s’enrichir du travail de l’autre.
Bon voilà des coupures illisibles de journaux des projets qui nous ont poussé à monter celui-ci. Promis dès que je récupère les originaux, je vous refait un scan parfait de tout ça:






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